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Histoire / Personnages célèbres
Capitale historique de la province du Bugey (Pagus Bellicensis ), Belley change à plusieurs reprises de royaume au cours des premiers siècles du Moyen Âge. À la fin du Xe siècle, la ville fait partie des territoires du Saint-Empire romain germanique. À partir du XIe siècle, elle passe sous la dépendance des comtes de Savoie.
L’étymologie de Belley reste incertaine. Ce nom est-il lié à la déesse Bellone ou au guerrier Bellinus, ou provient-il de Bellis locis ? Quoi qu’il en soit, des vestiges gallo-romains trouvés à l’emplacement de la cathédrale, de la maison Saint-Anthelme et de la cité médico-sociale témoignent de l’existence d’une agglomération (vicus) qui possédait un ou deux temples. Des fouilles en 2008/2009 ont permis de mettre à jour des thermes publics tout en révélant une première occupation dès l’âge de fer.
Le premier évêque de Belley attesté est Vincentius. Il signe les Actes du Concile de Paris en 555. Au VIIe siècle, il est fait mention de Belley en tant que capitale du Pagus Bellicensis (le Bugey) qui s’étend jusqu’au Mont du Chat et aux Gorges de Chailles. Pendant les premiers siècles du Moyen Age, Belley, comme le Bugey, passe de royaume en royaume selon les conquêtes ou les partages.
A la fin du Xe siècle, la ville appartient à l’Empereur du Saint Empire romain germanique.
En fait, à partir du XIe siècle, elle est surtout sous la dépendance des comtes de Savoie. Les évêques jouent aussi un rôle politique en tant que seigneurs de Belley. Anthelme de Chignin, évêque de Belley entre 1163 et 1178, choisi après sa mort comme saint patron de la ville, reconnu prince du Saint Empire Romain par Frédéric Barberousse, s’oppose au compte de Savoie, Humbert III.
En 1385, presque toute la ville est détruite par un incendie. Rebâtie peu après, elle est ceinte de murailles de pierre recouverte de lauzes (pierre plate de schiste, de calcaire, de basalte ou de gneiss, dont la surface est très importante par rapport à l'épaisseur et qui est obtenue généralement par clivage et utilisée principalement pour les toitures et les dallages).
Annexée une première fois entre 1536 et 1559, Belley est définitivement incorporée à la France sous Henri IV, par le traité de Lyon signé le 17 janvier 1601. Désormais, elle dépend de l’Intendance de Bourgogne. Elle est le siège d’un Bailliage royal.
Au XVIIe siècle, au temps de la Contre-Réforme catholique, quatre couvents s’installent à Belley. La ville s’étend de plus en plus hors de ses murs. Au XVIIIe siècle, le palais épiscopal est reconstruit, un collège et un nouvel hôpital (hôtel Dieu) sont construits.
La Révolution bouleverse la ville : les biens de l’Eglise sont confisqués, les clochers de la cathédrale sont démolis. Le Tribunal civil remplace le bailliage. Sous Napoléon Ier, Belley devient sous-préfecture. En 1823, elle redevient siège épiscopal.
En 1874, la ville prend un nouveau visage avec l’installation d’une garnison, le 133e régiment d’infanterie de Ligne. En 1948, le 1er régiment d’artillerie coloniale cède la place à un escadron de gendarmerie mobile.
L’industrie ne devient vraiment marquante qu’au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Le Tanneur (travail du cuir), Pingon (constructions de grues) et Cefilac, employaient des centaines de personnes pendant les années 1960. Après la crise des années 1970 et la fermeture ou la diminution considérable des emplois dans ces entreprises, un tissu industriel plus diversifié s’est peu à peu reformé. Par ailleurs, durant le dernier demi-siècle, la ville a beaucoup développé ses infrastructures scolaires et hospitalières. Depuis une trentaine d’années, Belley bénéficie de l’aménagement du canal du Rhône vers lequel elle se tourne progressivement.
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