Originaire de Belley, Macira Sacko disputera le dimanche 24 mai la finale de la Coupe de France de handball à l’Accor Arena de Paris-Bercy avec son club de Saint-Cyr Handball. Une rencontre symbolique pour celui qui mettra un terme à sa carrière sportive à l’issue de la saison.

À 41 ans, l’ancien Belleysan s’apprête à vivre une dernière grande émotion sur les terrains, après un parcours aussi atypique qu’inspirant.

Une découverte du handball… à Belley

C’est presque par hasard que Macira Sacko découvre le handball à l’âge de 17 ans, lors de la Fête du sport organisée à Belley.

Alors en recherche d’une activité sportive qui lui corresponde, il s’arrête sur le stand du club de handball local. Très vite, ses qualités attirent l’attention des éducateurs.

Gaucher, grand gabarit et doté d’un fort potentiel, il intègre rapidement le championnat de France des moins de 18 ans, malgré une découverte tardive de la discipline.

Une rencontre décisive qui marquera le début d’une aventure exceptionnelle.

« L’accueil reçu quand je suis arrivé alors que je ne connaissais rien du tout était top. Les coachs comme Sébastien Jarret, Didier Reymond et les autres ont été très patients pour me faire progresser. Les coéquipiers que j’ai côtoyés à l’époque étaient des crèmes et m’ont tout de suite intégré », nous confie-t-il.

Un parcours construit avec détermination

Après ses débuts à Belley, Macira Sacko poursuit sa progression à Vénissieux puis gravit progressivement les échelons nationaux.

Attaché à ses études, il choisit d’abord de terminer son cursus universitaire avant de tenter l’aventure professionnelle. Diplômé d’un bac +3 en systèmes d’information, il décroche un poste dans l’informatique avant de finalement se lancer dans le handball professionnel.

Sa carrière le mènera notamment à Tremblay, Pontault-Combault, Semur-en-Auxois, Angers, Caen puis Saran, avec à la clé un titre de champion de France de Division 2.

Durant plus de quinze ans, il évoluera au haut niveau, affrontant certains des meilleurs joueurs européens.

Une reconversion réussie

Parallèlement à sa carrière sportive, Macira Sacko a toujours préparé l’après-handball.

Il obtient ainsi un master en cybersécurité tout en continuant à évoluer en Division 2, avant d’intégrer une société d’assurance en tant qu’ingénieur cybersécurité.

Aujourd’hui encore, il conjugue vie professionnelle, entraînements et compétitions avec passion et rigueur.

Une dernière finale avant la retraite sportive

Désormais joueur de Saint-Cyr en Nationale 1 Élite, Macira Sacko disputera donc la dernière finale de sa carrière le 24 mai prochain à Bercy face à Annecy-le-Vieux.

Une belle manière de conclure une aventure débutée il y a plus de vingt ans… ici même, à Belley.

La Ville de Belley lui adresse tous ses encouragements pour cette finale et le félicite pour ce parcours remarquable qui inspire bien au-delà des terrains.

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Quelques mois ou parfois quelques années, après leur ouverture ou leur reprise, cinq établissements belleysans dressent un constat globalement positif. Tous partagent une même logique : proposer une offre lisible, sincère et accessible, en phase avec les attentes locales. Si les débuts demandent encore des ajustements, chacun semble aujourd’hui avoir trouvé son rythme, entre fidélisation, ancrage territorial et capacité à évoluer durablement.

Zest Urban Restaurant : une brasserie qui a trouvé sa maturité

Sur la place Baudin, Zest Urban s’est imposé au fil des années comme une adresse incontournable à Belley. Derrière le restaurant, M. et Mme De Clercq, installés dans la ville depuis 1997, ont simplement fait évoluer leur projet au fil du temps.
À l’origine liés au groupe Accor via l’hôtel, ils rachètent le restaurant en 2000, puis l’établissement hôtelier en 2008, avant de le revendre en 2014 pour se consacrer pleinement à la restauration. Un recentrage qui marque un tournant.
De formation cuisinier, Philippe De Clercq revient progressivement à ses premières amours après un passage par l’hébergement et une année à l’office de tourisme. Depuis, il est aux commandes de la cuisine, épaulé par une équipe volontairement réduite.

Un lieu en constante évolution

Depuis sa reprise, le restaurant a connu plusieurs vies : brasserie « Festival », buffet à volonté, puis Zest Urban Restaurant à partir de 2010. Longtemps, l’activité a été marquée par la présence de l’hôtel, avec une organisation pensée pour les groupes.
Après le Covid, changement de cap : fin du buffet et retour à une formule de brasserie plus qualitative. « Une carte arrivée à maturité », avec des menus courts, des planches à partager, une offre bistrot le midi et plus gourmande le soir.
Le renouveau accompagne celui de la place Baudin, entièrement repensée. Nouvelle décoration, nouvelle dynamique : le lieu se réinvente.

Une cuisine lisible et savoureuse

La carte privilégie les produits frais et de saison, avec une attention portée autant au goût qu’au visuel. Les assiettes sont colorées, épicées, travaillées.
Parmi les incontournables, les woks, notamment celui au saumon, sont devenus des plats signatures, attirant une clientèle fidèle, parfois venue de plus loin. La carte s’adapte aussi aux saisons, avec des propositions estivales comme les brochettes suspendues.
Des options végétariennes, végétaliennes et des plats d’inspiration régionale complètent une offre équilibrée, avec un positionnement prix réfléchi.

Un équilibre trouvé

Avec Nora De Clercq en salle, l’accueil fait partie intégrante de l’expérience. « Tout doit fonctionner ensemble : les plats, le prix, le cadre et l’accueil. »
L’ambiance est conviviale, sans précipitation. Une salle peut être privatisée pour 6 à 8 personnes, et les liens avec le cinéma ou les anciennes soirées étapes restent présents.
Depuis trois ans, la fréquentation est en nette hausse, avec un restaurant souvent complet midi et soir. La rénovation de 2023 et la nouvelle vie de la place, entre maison médicale, résidence seniors et tissu associatif, ont largement contribué à cette dynamique.
Un projet d’aménagement extérieur est déjà en réflexion, pour prolonger l’esprit du lieu.
Car Urban Zest, au fond, suit une ligne simple : proposer à Belley le restaurant qu’ils aimeraient eux-mêmes fréquenter. Et c’est sans doute ce qui fait toute la différence.

Quelques mois ou parfois quelques années, après leur ouverture ou leur reprise, cinq établissements belleysans dressent un constat globalement positif. Tous partagent une même logique : proposer une offre lisible, sincère et accessible, en phase avec les attentes locales. Si les débuts demandent encore des ajustements, chacun semble aujourd’hui avoir trouvé son rythme, entre fidélisation, ancrage territorial et capacité à évoluer durablement.

L’Arteachaud : un lieu de vie chaleureux

Une ouverture portée par un projet de vie

Ouvert le 9 décembre 2023, le café porté par Gaëlle Duchêne et Grégory Jomain s’est très vite installé dans le quotidien des Belleysans. Derrière cette ouverture, treize mois de travaux, dont une devanture en bois particulièrement exigeante. Un projet mené avec soin, jusque dans les détails, et prolongé par un choix de vie : habiter juste au-dessus.

Un duo complémentaire

Grégory, issu de la restauration et passé par de grands établissements, maîtrise la salle et le bar. Gaëlle, venue du commerce, apporte une attention constante à la clientèle. Ensemble, ils ont imaginé un lieu simple, accueillant, ouvert à tous. Et le pari a fonctionné immédiatement. « Ça a démarré tout de suite ». Très vite, une clientèle fidèle s’installe.

Un lieu pour toutes les générations

Ici, les générations se croisent naturellement : collégiens, actifs, retraités… « Encore hier, un monsieur de 97 ans discutait avec des jeunes. » L’ambiance évolue au fil de la journée, tantôt calme, tantôt animée, mais toujours conviviale. Un lieu où l’on se sent à l’aise, seul ou accompagné.

Une carte soignée et accessible

Le cappuccino, très apprécié, est servi « à l’ancienne », avec un épais chapeau de mousse. Le chocolat chaud, semi-épais, se veut généreux et réconfortant. Deux cafés sont proposés, l’un corsé, l’autre plus doux.
Le lieu se distingue aussi par sa sélection de thés, avec 55 références. Des classiques, mais aussi des mélanges plus originaux : cacao, poivre, fruits… Matcha, latte et boissons végétales complètent l’offre, aux côtés de sablés et cookies soigneusement choisis.

Un lieu aussi ouvert à l’art et qui a trouvé son équilibre

Tous deux sensibles à la création, ils proposent régulièrement leurs murs à des artistes. Une manière d’ajouter une dimension vivante au lieu, entre café et espace d’expression.
En un peu plus de deux ans, l’adresse a trouvé sa place. Un lieu simple et chaleureux, où l’on vient autant pour ce qu’il y a dans la tasse que pour l’ambiance qui s’y crée.

Quelques mois ou parfois quelques années, après leur ouverture ou leur reprise, cinq établissements belleysans dressent un constat globalement positif. Tous partagent une même logique : proposer une offre lisible, sincère et accessible, en phase avec les attentes locales. Si les débuts demandent encore des ajustements, chacun semble aujourd’hui avoir trouvé son rythme, entre fidélisation, ancrage territorial et capacité à évoluer durablement.

Sweet home : un hôtel qui évolue avec le temps

Arrivés à Belley presque par hasard, ils y ont finalement posé leurs valises… et leurs projets. M. et Mme Gouvernel, originaires de Moselle, n’étaient pas destinés à l’hôtellerie. Lui vendait des fonds de commerce de pharmacie, elle était expert-comptable. Deux parcours solides, bien installés, jusqu’à ce que la crise des subprimes, couplée à des événements familiaux, viennent rebattre les cartes.
« On avait envie de changement », confient-ils simplement. Derrière cette phrase, un tournant de vie. Une envie d’indépendance, un rêve d’enfant aussi : ouvrir un hôtel, travailler à son compte, construire quelque chose à deux. Alors ils prennent la route. Un tour de France, quelques repérages… puis la région Rhône-Alpes. Et enfin Belley.

Une aventure construite pas à pas

D’abord Urbis, puis Ibis, le lieu devient Sweet Home : le Sweet Home. Un hôtel de 35 chambres, qu’ils vont transformer en profondeur, année après année.
« On a tout repris progressivement », expliquent-ils. Moquettes, couloirs, ambiance générale… Rien n’est laissé au hasard. En 2016, une première étape importante est franchie avec la rénovation de 23 salles de bains. L’année suivante, le chantier se poursuit, jusqu’à une modernisation complète en 2018. Puis viendra le temps du Covid, et avec lui une nouvelle phase d’adaptation, notamment avec l’installation de la climatisation.
Au départ, les petits-déjeuners étaient proposés au Zest. Une solution pratique, mais temporaire. Très vite, l’idée d’un lieu entièrement maîtrisé s’impose.

Un outil de travail repensé

En 2024, un nouveau cap est franchi avec le rachat des anciens locaux de la CPAM. L’objectif : créer un espace à leur image, fonctionnel et cohérent avec leur vision.
Aujourd’hui, le site accueille une salle dédiée aux petits-déjeuners, un espace bar et un accueil repensé. « On voulait un outil de travail qui nous corresponde vraiment », expliquent-ils. L’agencement, notamment côté cuisine, a été conçu en lien étroit avec le personnel, pour répondre aux besoins du quotidien.
Mais leur ambition ne s’arrête pas là.

Le virage des séminaires et événements

Face à une fréquentation hôtelière très fluctuante, notamment sur la clientèle d’affaires, les Gouvernel ont choisi de diversifier leur activité. Le développement des salles de réunion devient alors un axe stratégique.
Aujourd’hui, l’établissement propose trois salles modulables : une petite salle pour 6 personnes, une capacité d’accueil de 45 personnes en configuration conférence, et 25 en mode travail collaboratif. L’ensemble peut accueillir jusqu’à une centaine de personnes.
Petit-déjeuner, repas du midi, pauses café… tout est pensé pour les séminaires et les groupes. L’espace petit-déjeuner lui-même peut être privatisé pour des événements : buffets, cocktails dînatoires, rencontres professionnelles ou privées.

Une équipe et des projets

Autour d’eux, une équipe de 7 salariés, une responsable et une alternante font vivre l’établissement au quotidien. Une équipe engagée, au coeur de cette évolution. « On réfléchit également à transformer quelques chambres en studios », expliquent-ils. Une solution adaptée aux stagiaires, aux séjours de moyenne durée, à une nouvelle manière de voyager. Notre montée en trois étoiles s’est accompagnée d’une évolution de la clientèle, avec désormais, par exemple, la venue d’artistes liés à l’Intégral.

Un lieu vivant, ancré dans son territoire

Au fil des saisons, l’établissement s’ouvre aussi à d’autres usages : expositions photos lors du festival de montagne, cours de yoga, accueil de formations longues… Autant d’initiatives qui font du lieu un espace vivant, au-delà de sa fonction première.
Leur cap est clair : continuer à évoluer et à s’adapter, pour garantir aux visiteurs de Belley un séjour agréable et une qualité d’accueil irréprochable.

Quelques mois ou parfois quelques années, après leur ouverture ou leur reprise, cinq établissements belleysans dressent un constat globalement positif. Tous partagent une même logique : proposer une offre lisible, sincère et accessible, en phase avec les attentes locales. Si les débuts demandent encore des ajustements, chacun semble aujourd’hui avoir trouvé son rythme, entre fidélisation, ancrage territorial et capacité à évoluer durablement.

La Balise : une cuisine de coeur et de tradition

Le 22 février 2025, une nouvelle page s’écrit pour La Balise, adresse bien connue des Belleysans. Un lieu qui n’en est pas vraiment un nouveau, puisque « avant, c’était déjà La Balise ». Mais derrière les murs, une nouvelle énergie s’est installée, portée par Raymond et Paulette Daujat.

Lui est cuisinier « depuis toujours ». Une vie passée derrière les fourneaux, notamment au Bouchon, à Belley, où il a exercé pendant quinze ans. Après la vente de l’établissement, le couple s’oriente vers le traiteur durant trois ans. Puis l’opportunité se présente : reprendre La Balise. Madame rejoint naturellement l’aventure, à ses côtés.

Un bouchon lyonnais revisité

Dès leur arrivée, le ton est donné. Un coup de peinture, quelques ajustements… mais surtout une ligne claire : revenir à l’esprit du bouchon lyonnais, celui qui fait la part belle aux produits et au goût.
La carte s’inscrit dans la continuité de celle du bouchon, tout en s’adaptant à une cuisine plus actuelle. « Un bouchon lyonnais revisité », résument-ils. Ici, les classiques sont bien présents : gâteau de foie, tête de veau sauce gribiche… mais toujours travaillés avec exigence.
La particularité ? Une carte volontairement courte, qui évolue tous les dix jours. « On travaille avec des produits frais, alors on préfère faire moins, mais mieux. » Ce choix permet un renouvellement régulier, et une cuisine vivante, au rythme des saisons et des envies.
Chaque service propose ainsi deux ou trois légumes différents, toujours frais. Et régulièrement, des soirées à thème viennent ponctuer la vie du restaurant. Une fois par mois, par exemple, la soirée bréchets au beurre persillé et gratin attire les amateurs. Prochain rendez-vous annoncé : une soirée lyonnaise autour de la poule au pot, ou avec une touche conviviale façon tapas.

Une cuisine simple, sincère et maison

Ici, tout est fait maison. Poisson frais, cuisson au beurre ou à l’huile d’olive, recettes traditionnelles… La cuisine se veut simple, mais juste. Une cuisine de goût, sans artifices.
À la reprise, le restaurant était fermé depuis trois mois. Très vite, les habitués sont revenus. Certains déjà connus du temps du bouchon, d’autres nouveaux, curieux de découvrir cette adresse. « Ça fait plaisir de voir les gens revenir », confient-ils.
La fréquentation, elle, reste marquée par des variations importantes, avec des périodes très dynamiques et d’autres plus calmes. Mais le lien avec la clientèle, lui, se construit dans la durée.
Un lieu à taille humaine
Avec ses 14 places, La Balise revendique une atmosphère intimiste. Ici, on prend le temps. On échange. On revient.
La clientèle est fidèle et variée : retraités, actifs, habitués de longue date… Certains ont suivi le couple depuis leurs années au bouchon. D’autres découvrent aujourd’hui leur cuisine et s’y attachent rapidement.
Paulette apporte aussi sa touche personnelle. Passée par une crêperie en Bretagne, elle imagine déjà les prochaines soirées galettes, qui viendront enrichir la programmation.

Entre salle et traiteur, une activité complète

En parallèle du restaurant, le couple a choisi de conserver une activité traiteur, dédiée à l’événementiel à domicile. Un complément naturel, qui fonctionne bien et leur permet de diversifier leur savoir-faire.
Côté projets, quelques améliorations sont déjà envisagées : isolation, rénovation de la devanture… toujours dans l’idée de faire évoluer le lieu sans en trahir l’esprit.
Car à La Balise, tout repose sur un équilibre : celui d’une cuisine traditionnelle, faite maison, servie dans un cadre simple et chaleureux. Un lieu discret, mais sincère, où l’on vient, et où l’on revient.

La Balise – 14 boulevard du Mail

Quelques mois ou parfois quelques années, après leur ouverture ou leur reprise, cinq établissements belleysans dressent un constat globalement positif. Tous partagent une même logique : proposer une offre lisible, sincère et accessible, en phase avec les attentes locales. Si les débuts demandent encore des ajustements, chacun semble aujourd’hui avoir trouvé son rythme, entre fidélisation, ancrage territorial et capacité à évoluer durablement.

À Belley, une cantine pas comme les autres

À Belley, une nouvelle adresse a trouvé sa place au coeur de la ville : La Cantine. Derrière ce nom simple, un projet de vie, porté par Jean-François Ridoux (55 ans) et Corinne Leclerc (59 ans), qui ont ouvert les portes de leur établissement le 19 mai 2025.

Installé dans un lieu chargé d’histoire, anciennement Chez Martine, puis Le Temporel, le restaurant a connu plusieurs vies avant de retrouver aujourd’hui une identité claire. C’est grâce à une mise en relation par Annie Dellablanche, de l’Union des Commerçants, que le projet a pu voir le jour. Depuis, les relations avec les propriétaires sont excellentes, et l’aventure s’est lancée dans un climat de confiance.

Pour ce couple, il s’agit d’une véritable reconversion. Corinne a longtemps travaillé dans le secteur social et l’insertion, tandis que Jean-François a exercé pendant plus de 20 ans comme directeur d’Ehpad, notamment dans le Bugey. Un parcours riche, mais exigeant, qui les a conduits à changer de cap. « Il fallait lever le pied », expliquent-ils simplement. Lui passe un CAP cuisine au Cecof, se forme en saison, affine son projet. Elle imagine un lieu à son image, mêlant accueil et décoration.

Car La Cantine n’est pas tout à fait un restaurant comme les autres. Ici, presque tout est à vendre : lampes, vaisselle, mobilier… une idée de « resto-broc » portée par Corinne, qui donne au lieu une atmosphère chaleureuse et vivante. Côté cuisine, le parti pris est clair : du fait maison, des produits frais, sans congélateur, et autant que possible locaux ou français. Les producteurs du territoire sont mis à l’honneur, de la boucherie de Belley aux pommes du Tremblay, en passant par le caveau Quinard. La carte va à l’essentiel : un plat du jour, une assiette de pâtes, et une suggestion (soupe ou salade), avec une cuisine traditionnelle relevée d’une touche personnelle dans les assaisonnements.

L’esprit « cantine » prend ici tout son sens : un service rapide le midi, une formule accessible (13 € le plat du jour), et une ambiance calme, sans musique, où l’on peut prendre le temps d’échanger. Une demi-heure suffit pour déjeuner, mais beaucoup s’attardent. Entre habitués et gens de passage, notamment des touristes qui découvrent l’adresse en ligne, la clientèle se construit naturellement, portée par un bouche-à-oreille très positif.
Ouverte du lundi au vendredi le midi, La Cantine propose aussi une ouverture le vendredi soir autour d’un plat unique : fondue bourguignonne, couscous… des soirées conviviales qui rencontrent déjà leur public. La salle, d’une capacité d’une vingtaine de couverts, permet aussi des privatisations pour des anniversaires ou événements.

Encouragés par ces débuts, Jean-François et Corinne souhaitent simplement « continuer comme ça » : fidéliser, se développer progressivement, et transmettre aussi, avec l’accueil possible d’apprentis. Déjà engagés dans la vie locale, en lien avec les commerçants, les associations ou encore les structures du territoire, ils s’inscrivent pleinement dans la dynamique belleysanne.
Un lieu simple, sincère, où l’on vient manger… et souvent revenir.

La Cantine – 18bis rue Saint-Martin

 

Thierry Puthod passe le relais au Télégraphe. Un comptoir, des générations, 23 ans d’histoire.
Il y a des lieux qui dépassent les murs. Des cafés qui deviennent des repères, presque des morceaux de vie. Le Télégraphe, à Belley, fait partie de ceux-là. Et derrière son comptoir, pendant plus de deux décennies, un visage : celui de Thierry Puthod.

À 54 ans, il s’apprête à passer le relais. Sans projet immédiat, sinon celui, simple et essentiel, de se reposer. Après 23 ans à tenir la barre, à ouvrir tôt, fermer tard, accueillir, écouter, parfois apaiser.

L’histoire commence en octobre 2003. Mais elle remonte un peu plus loin encore. Formé à l’école hôtelière de Challes-les-Eaux, déjà cafetier avant cela, Thierry Puthod reprend le Télégraphe à Dominique Mangé. Le lieu existe déjà, chargé d’histoire, sur cet ancien boulevard des Capucins. Il ne cherche pas à le transformer. Il le garde tel quel. En 2008, un coup de peinture, certes… mais l’âme du lieu résiste, jusque dans ces murs où la nicotine réapparaît, comme un souvenir tenace.

Très vite, le café trouve son rythme. Et ses moments forts. Un mois après la reprise, un derby Saint-Étienne-Belley qui déborde un peu. Puis les grandes soirées, les fêtes de la musique, la finale de la Coupe du monde 2018 : deux télévisions dehors, la rue pleine, les fûts qui s’enchaînent, et cette impression fantastique de participer un peu à l’histoire.

Le Télégraphe, c’est aussi une ambiance. Populaire, au sens noble. On y croise le chef d’entreprise comme les élèves de Lamartine, les musiciens du conservatoire, des habitués de longue date… et désormais les enfants de ces mêmes habitués. Un lieu de passage, mais surtout un lieu de lien.

Au fil des années, Thierry Puthod y a construit bien plus qu’une activité. Une vie. Une famille aussi, avec deux enfants qui ont grandi entre ces murs, appris très tôt à faire un café, à observer, à comprendre. Le plus jeune, aujourd’hui âgé de dix ans, laisse apparaître un léger pincement au coeur.
Bien sûr, il y a eu quelques frayeurs, des moments plus difficiles, un fait divers marquant en 2014. Mais ce sont les souvenirs heureux qui dominent. Les courses de garçons de café, les soirées pleines, les discussions sans fin.

Et puis, il y a cette prise de conscience, récente, presque surprenante : à l’annonce de son départ, les messages ont afflué. Preuve, s’il en fallait, de l’attachement des Belleysans à ce lieu un peu à part.

Lundi, il remettra les clés. Avec un peu de regret, forcément. Mais aussi avec la satisfaction de transmettre à de nouveaux gérants qui reprennent l’équipe et, surtout, l’esprit du lieu. De quoi revenir, de temps en temps, simplement en client.

Avant de partir, il tient à dire merci. À la mairie, à la police municipale, aux clients fidèles, aux Belleysans. À tous ceux qui, un jour ou l’autre, ont poussé la porte du Télégraphe.
Parce qu’au fond, un café, ce n’est jamais qu’un lieu. Mais certains deviennent des histoires. Et celle-ci continuera, autrement.

 

Vous souhaitez vous impliquer dans la solidarité, la prévention et le développement social sur notre territoire ? Le CCAS de Belley renouvelle son conseil d’administration pour le mandat 2026-2032 et lance un appel à candidatures.

Qui peut candidater ? Les associations locales dans les domaines suivants :
– Insertion et lutte contre les exclusions
– Familles
– Retraités et personnes âgées
– Personnes en situation de handicap

Date limite pour candidater : vendredi 10 avril 2026
Envoyez votre candidature à Monsieur le Maire, Président du CCAS de Belley :
✔ Par courrier recommandé
✔ Ou dépôt au secrétariat du CCAS contre accusé de réception

Pour toute question : secretariat@ccas-belley.fr
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L’Association Bugiste du Sport Adapté (Absa) accueille uniquement des personnes en situation d’handicap mental et psychique. A travers la pratique sportive, les licenciés peuvent se divertir et créer des liens. Mais aussi performer ! Preuve en est avec les derniers championnats de France de paraski nordique adapté.

Depuis la création de l’association en 1984, le président Jean-Pierre Traversaz et les bénévoles donnent de leur temps pour offrir un quotidien radieux à celles et ceux qui trop souvent misent sur la touche.
L’association compte aujourd’hui 140 licenciés venant majoritairement du bassin belleysan. Chaque soir de septembre à juin, excepté le dimanche, une activité sportive est dispensée.
Les licenciés peuvent pratiquer la ou les activités de leur choix en loisirs ou en compétition via la Fédération Française de Sport Adapté (FFSA). Les 13 et 14 mars derniers, onze sportifs de l’Absa ont ainsi disputé le Championnat de France en paraski nordique adapté à Sommand (Haute-Savoie). Tandis qu’à l’autre bout du globe, une licenciée participait au championnat du monde de Virtus para-ski nordique adapté, au Kazakhstan. Les Bugistes ont montré de superbes prouesses, empochant pas moins de 26 médailles dont 22 titres de champion national. Jean-Pierre Traversaz évoque « des résultats positifs à la suite d’une grande motivation des sportifs, fiers de défendre les couleurs de Belley, du département de l’Ain et surtout le plaisir de partager une belle aventure ensemble ».

L’Absa à donc à cœur de mettre en lumière les capacités de personnes certes en situation d’handicap mais capables de gravir des montagnes.

Floran Wagner

Contact : Jean-Pierre Traversaz, 06 24 06 36 78

Le planning

Lundi = marche nordique
Mardi = pétanque/course à pied
Mercredi = bodyzen avec prestataire
Jeudi = football
Vendredi = tennis
Samedi = ski nordique en période d’hiver / ski à roues & trail en période d’été