De l’atelier familial à l’usine du futur
Créée en 1970 à Belley, Geral est aujourd’hui l’un des fleurons industriels du territoire et une filiale du groupe Gérard Perrier Industrie. Spécialisée dans la conception et la fabrication d’équipements électriques et électroniques sur mesure pour l’industrie, l’entreprise accompagne ses clients depuis la phase de conception jusqu’à la mise en service de leurs équipements. D’abord installée Grande rue, puis dans une ancienne ferme à Château-Larron, elle a progressivement grandi jusqu’à s’implanter sur son site actuel de la Pélissière. L’entreprise a connu un tournant majeur au milieu des années 1980 avec l’arrivée de la conception assistée par ordinateur (CAO), qui a profondément transformé ses méthodes de travail et accéléré son développement.
Aujourd’hui, Geral Manufacturing et Project emploient 280 salariés, auxquels s’ajoutent des intérimaires, sur 17 000 m² d’ateliers et de bureaux . Une particularité illustre bien son ADN industriel : pour un collaborateur travaillant dans les bureaux, cinq exercent directement dans les ateliers de production.
La flexibilité comme signature
Ce qui distingue Geral, ce n’est pas seulement son expertise technique, mais sa capacité à répondre rapidement à des besoins très spécifiques. L’entreprise réalise des équipements électriques et électroniques en petites et moyennes séries, parfois à partir d’une cinquantaine de pièces seulement.
« Les clients viennent chez nous pour notre créativité, notre compétitivité, notre automatisation et surtout notre réactivité », résume Jean-Michel Vray, directeur de la division Conception et fabrication de Geral Manufacturing.
Cette organisation permet des temps de changement de série très courts et une grande adaptabilité des process. Une souplesse particulièrement recherchée par des industriels français mais aussi belges, suisses ou italiens, qui viennent régulièrement visiter les ateliers de Belley pour suivre la fabrication de leurs commandes et échanger directement avec les équipes.
Miser sur les femmes et les hommes
Chez Geral, la performance industrielle va de pair avec l’attention portée aux salariés. La prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS) constitue une priorité permanente, avec des postes de travail conçus pour limiter la pénibilité.
L’entreprise investit également dans les compétences. Face aux difficultés de recrutement, le groupe Gérard Perrier Industrie a créé sa propre école interne de câblage électrotechnique afin de former ses futurs collaborateurs selon ses exigences de qualité.
Pour Jean-Michel Vray, l’attractivité du territoire constitue toutefois un véritable enjeu : « Belley est parfois difficile à valoriser auprès des cadres et ingénieurs en phase de recrutement . Le territoire mérite d’être davantage mis en valeur. »
Cap sur l’usine du futur
L’innovation reste le moteur du développement de Geral. En fonction de sa croissance Geral envisage d’étendre à moyen ses surfaces de production sur le foncier encore disponible autour du site actuel,
Une évolution qui permettra d’accompagner la croissance de l’entreprise tout en conservant ce qui fait sa force depuis plus de 50 ans : produire à Belley des équipements industriels sur mesure, alliant savoir-faire humain, technologies de pointe et réactivité au service de clients internationaux.
INTERVIEW de François Perrier, directeur du groupe
« Belley est un îlot de prospérité »

À la tête du groupe Gérard Perrier Industrie, depuis 1990, François Perrier n’a jamais oublié ses racines. Arrivé à Belley à l’âge de quatre ans, il se dit profondément attaché à la cité bugiste, qu’il qualifie sans hésiter de « petit paradis » et même d’« îlot de prospérité ».
Pour lui, ce n’est pas un hasard si plusieurs entreprises industrielles performantes se sont développées sur le territoire. « Belley offre un environnement favorable à l’industrie. On y trouve de la qualité de vie, des savoir-faire et une capacité d’adaptation qui font notre force. »
Avec une pointe d’humour, il résume aussi un métier souvent méconnu : « Nous fabriquons ce que personne ne voit… mais sans lequel rien ne fonctionne ! » Les ensembles électriques et électroniques conçus à Belley sont en effet intégrés aux machines de nombreux industriels français et européens.
Face aux bouleversements économiques et géopolitiques de ces dernières années, François Perrier voit également revenir une conviction qu’il défend depuis longtemps : produire en France. « Depuis le Covid et les tensions internationales, beaucoup d’entreprises ont compris qu’il était risqué de dépendre uniquement de fournisseurs éloignés. La souveraineté industrielle est redevenue un enjeu majeur. » Il cite notamment des secteurs stratégiques comme le nucléaire ou l’armement, pour lesquels une trop forte dépendance vis-à-vis de fournisseurs étrangers peut constituer un risque. Pour lui, la proximité avec les clients, la flexibilité et la capacité à fabriquer des petites séries constituent plus que jamais les atouts de Belley.
Parce que le permis de conduire est souvent une étape clé vers l’autonomie et l’emploi, la Ville de Belley accompagne les jeunes Belleysans dans son financement grâce à un dispositif lancé en 2023 et qui a déjà bénéficié à 11 personnes.
Destinée aux 17-21 ans résidant à Belley, cette aide permet de bénéficier d’un soutien de 350 €, versé directement à l’auto-école choisie. En contrepartie, les jeunes s’investissent dans la vie locale en réalisant 50 heures de bénévolat au sein des services municipaux : médiathèque, environnement, bâtiment, périscolaire, centre de loisirs, ou encore à l’Intégral.
Une expérience concrète et formatrice qui leur permet de découvrir les métiers de la collectivité, de développer leur sens de l’engagement et de participer activement à la vie de la commune.
Depuis sa création, 11 jeunes ont déjà bénéficié de ce dispositif et 3 dossiers sont actuellement en cours.
Ce vendredi 3 juillet, Christophe Duverne, sous-préfet de Belley, s’est rendu au centre technique municipal pour découvrir le dispositif et échanger avec Nathan, 17 ans, actuellement en mission de bénévolat au service bâtiment.
Accueilli par Sylvie Schreiber, adjointe à l’action éducative et à la citoyenneté, Nathalie Gruselin, directrice des services à la population, et Michel Reymond, responsable du service bâtiment, le sous-préfet a salué une initiative à la fois utile et structurante.
Ancien chef du bureau de la réglementation du permis de conduire au ministère de l’Intérieur, il a rappelé les enjeux liés à la sécurité routière et à l’accès au permis : « Faciliter la mobilité des jeunes, notamment en milieu rural, est essentiel. Le coût moyen d’un permis avoisine aujourd’hui les 1 600 €. Ce dispositif est un véritable coup de pouce. Je salue également l’opportunité donnée aux jeunes de découvrir le fonctionnement d’une collectivité et ses métiers. »
Nathan Moulin, élève de seconde générale au lycée du Bugey et futur élève en première STI2A, a choisi le service bâtiment pour effectuer ses heures de bénévolat. « J’aime bricoler, je suis quelqu’un de manuel. Mon grand-père m’a beaucoup appris », explique-t-il.
Actuellement en conduite accompagnée, il a déjà parcouru 1 000 km et prévoit de passer son permis en avril prochain.
Plus d’infos : modalités et conditions auprès du service Population de la Ville de Belley au 04 79 42 06 76 – En cliquant sur ce lien
Consulter l’arrêté préfectoral : urlr.me/svdUUB
Météo-France place le département de l’Ain en vigilance orange pour canicule jeudi 18 juin 2026 à compter de 12 h.
Originaire de Belley, Macira Sacko disputera le dimanche 24 mai la finale de la Coupe de France de handball à l’Accor Arena de Paris-Bercy avec son club de Saint-Cyr Handball. Une rencontre symbolique pour celui qui mettra un terme à sa carrière sportive à l’issue de la saison.
À 41 ans, l’ancien Belleysan s’apprête à vivre une dernière grande émotion sur les terrains, après un parcours aussi atypique qu’inspirant.
Une découverte du handball… à Belley
C’est presque par hasard que Macira Sacko découvre le handball à l’âge de 17 ans, lors de la Fête du sport organisée à Belley.
Alors en recherche d’une activité sportive qui lui corresponde, il s’arrête sur le stand du club de handball local. Très vite, ses qualités attirent l’attention des éducateurs.
Gaucher, grand gabarit et doté d’un fort potentiel, il intègre rapidement le championnat de France des moins de 18 ans, malgré une découverte tardive de la discipline.
Une rencontre décisive qui marquera le début d’une aventure exceptionnelle.
« L’accueil reçu quand je suis arrivé alors que je ne connaissais rien du tout était top. Les coachs comme Sébastien Jarret, Didier Reymond et les autres ont été très patients pour me faire progresser. Les coéquipiers que j’ai côtoyés à l’époque étaient des crèmes et m’ont tout de suite intégré », nous confie-t-il.
Un parcours construit avec détermination
Après ses débuts à Belley, Macira Sacko poursuit sa progression à Vénissieux puis gravit progressivement les échelons nationaux.
Attaché à ses études, il choisit d’abord de terminer son cursus universitaire avant de tenter l’aventure professionnelle. Diplômé d’un bac +3 en systèmes d’information, il décroche un poste dans l’informatique avant de finalement se lancer dans le handball professionnel.
Sa carrière le mènera notamment à Tremblay, Pontault-Combault, Semur-en-Auxois, Angers, Caen puis Saran, avec à la clé un titre de champion de France de Division 2.
Durant plus de quinze ans, il évoluera au haut niveau, affrontant certains des meilleurs joueurs européens.
Une reconversion réussie
Parallèlement à sa carrière sportive, Macira Sacko a toujours préparé l’après-handball.
Il obtient ainsi un master en cybersécurité tout en continuant à évoluer en Division 2, avant d’intégrer une société d’assurance en tant qu’ingénieur cybersécurité.
Aujourd’hui encore, il conjugue vie professionnelle, entraînements et compétitions avec passion et rigueur.
Une dernière finale avant la retraite sportive
Désormais joueur de Saint-Cyr en Nationale 1 Élite, Macira Sacko disputera donc la dernière finale de sa carrière le 24 mai prochain à Bercy face à Annecy-le-Vieux.
Une belle manière de conclure une aventure débutée il y a plus de vingt ans… ici même, à Belley.
La Ville de Belley lui adresse tous ses encouragements pour cette finale et le félicite pour ce parcours remarquable qui inspire bien au-delà des terrains.
Quelques mois ou parfois quelques années, après leur ouverture ou leur reprise, cinq établissements belleysans dressent un constat globalement positif. Tous partagent une même logique : proposer une offre lisible, sincère et accessible, en phase avec les attentes locales. Si les débuts demandent encore des ajustements, chacun semble aujourd’hui avoir trouvé son rythme, entre fidélisation, ancrage territorial et capacité à évoluer durablement.
Zest Urban Restaurant : une brasserie qui a trouvé sa maturité
Sur la place Baudin, Zest Urban s’est imposé au fil des années comme une adresse incontournable à Belley. Derrière le restaurant, M. et Mme De Clercq, installés dans la ville depuis 1997, ont simplement fait évoluer leur projet au fil du temps.
À l’origine liés au groupe Accor via l’hôtel, ils rachètent le restaurant en 2000, puis l’établissement hôtelier en 2008, avant de le revendre en 2014 pour se consacrer pleinement à la restauration. Un recentrage qui marque un tournant.
De formation cuisinier, Philippe De Clercq revient progressivement à ses premières amours après un passage par l’hébergement et une année à l’office de tourisme. Depuis, il est aux commandes de la cuisine, épaulé par une équipe volontairement réduite.
Un lieu en constante évolution
Depuis sa reprise, le restaurant a connu plusieurs vies : brasserie « Festival », buffet à volonté, puis Zest Urban Restaurant à partir de 2010. Longtemps, l’activité a été marquée par la présence de l’hôtel, avec une organisation pensée pour les groupes.
Après le Covid, changement de cap : fin du buffet et retour à une formule de brasserie plus qualitative. « Une carte arrivée à maturité », avec des menus courts, des planches à partager, une offre bistrot le midi et plus gourmande le soir.
Le renouveau accompagne celui de la place Baudin, entièrement repensée. Nouvelle décoration, nouvelle dynamique : le lieu se réinvente.
Une cuisine lisible et savoureuse
La carte privilégie les produits frais et de saison, avec une attention portée autant au goût qu’au visuel. Les assiettes sont colorées, épicées, travaillées.
Parmi les incontournables, les woks, notamment celui au saumon, sont devenus des plats signatures, attirant une clientèle fidèle, parfois venue de plus loin. La carte s’adapte aussi aux saisons, avec des propositions estivales comme les brochettes suspendues.
Des options végétariennes, végétaliennes et des plats d’inspiration régionale complètent une offre équilibrée, avec un positionnement prix réfléchi.
Un équilibre trouvé
Avec Nora De Clercq en salle, l’accueil fait partie intégrante de l’expérience. « Tout doit fonctionner ensemble : les plats, le prix, le cadre et l’accueil. »
L’ambiance est conviviale, sans précipitation. Une salle peut être privatisée pour 6 à 8 personnes, et les liens avec le cinéma ou les anciennes soirées étapes restent présents.
Depuis trois ans, la fréquentation est en nette hausse, avec un restaurant souvent complet midi et soir. La rénovation de 2023 et la nouvelle vie de la place, entre maison médicale, résidence seniors et tissu associatif, ont largement contribué à cette dynamique.
Un projet d’aménagement extérieur est déjà en réflexion, pour prolonger l’esprit du lieu.
Car Urban Zest, au fond, suit une ligne simple : proposer à Belley le restaurant qu’ils aimeraient eux-mêmes fréquenter. Et c’est sans doute ce qui fait toute la différence.
- HÔTEL DE VILLE
11 boulevard Verdun
01300 Belley - France - Téléphone : (+33) 4 79 42 23 00



























