Quelques mois ou parfois quelques années, après leur ouverture ou leur reprise, cinq établissements belleysans dressent un constat globalement positif. Tous partagent une même logique : proposer une offre lisible, sincère et accessible, en phase avec les attentes locales. Si les débuts demandent encore des ajustements, chacun semble aujourd’hui avoir trouvé son rythme, entre fidélisation, ancrage territorial et capacité à évoluer durablement.

Zest Urban Restaurant : une brasserie qui a trouvé sa maturité

Sur la place Baudin, Zest Urban s’est imposé au fil des années comme une adresse incontournable à Belley. Derrière le restaurant, M. et Mme De Clercq, installés dans la ville depuis 1997, ont simplement fait évoluer leur projet au fil du temps.
À l’origine liés au groupe Accor via l’hôtel, ils rachètent le restaurant en 2000, puis l’établissement hôtelier en 2008, avant de le revendre en 2014 pour se consacrer pleinement à la restauration. Un recentrage qui marque un tournant.
De formation cuisinier, Philippe De Clercq revient progressivement à ses premières amours après un passage par l’hébergement et une année à l’office de tourisme. Depuis, il est aux commandes de la cuisine, épaulé par une équipe volontairement réduite.

Un lieu en constante évolution

Depuis sa reprise, le restaurant a connu plusieurs vies : brasserie « Festival », buffet à volonté, puis Zest Urban Restaurant à partir de 2010. Longtemps, l’activité a été marquée par la présence de l’hôtel, avec une organisation pensée pour les groupes.
Après le Covid, changement de cap : fin du buffet et retour à une formule de brasserie plus qualitative. « Une carte arrivée à maturité », avec des menus courts, des planches à partager, une offre bistrot le midi et plus gourmande le soir.
Le renouveau accompagne celui de la place Baudin, entièrement repensée. Nouvelle décoration, nouvelle dynamique : le lieu se réinvente.

Une cuisine lisible et savoureuse

La carte privilégie les produits frais et de saison, avec une attention portée autant au goût qu’au visuel. Les assiettes sont colorées, épicées, travaillées.
Parmi les incontournables, les woks, notamment celui au saumon, sont devenus des plats signatures, attirant une clientèle fidèle, parfois venue de plus loin. La carte s’adapte aussi aux saisons, avec des propositions estivales comme les brochettes suspendues.
Des options végétariennes, végétaliennes et des plats d’inspiration régionale complètent une offre équilibrée, avec un positionnement prix réfléchi.

Un équilibre trouvé

Avec Nora De Clercq en salle, l’accueil fait partie intégrante de l’expérience. « Tout doit fonctionner ensemble : les plats, le prix, le cadre et l’accueil. »
L’ambiance est conviviale, sans précipitation. Une salle peut être privatisée pour 6 à 8 personnes, et les liens avec le cinéma ou les anciennes soirées étapes restent présents.
Depuis trois ans, la fréquentation est en nette hausse, avec un restaurant souvent complet midi et soir. La rénovation de 2023 et la nouvelle vie de la place, entre maison médicale, résidence seniors et tissu associatif, ont largement contribué à cette dynamique.
Un projet d’aménagement extérieur est déjà en réflexion, pour prolonger l’esprit du lieu.
Car Urban Zest, au fond, suit une ligne simple : proposer à Belley le restaurant qu’ils aimeraient eux-mêmes fréquenter. Et c’est sans doute ce qui fait toute la différence.